| Plus spécialement, le Graal est, dans la tradition
médiévale chrétienne, postérieure à Chrétien de Troyes,
une mystérieuse coupe aux pouvoirs magiques, et l'objet
d'une quête menée par les Chevaliers de la Table Ronde.
La première mention écrite est donnée à la fin du XIIe
siècle par le romancier Chrétien de Troyes dans son
roman Perceval ou le Conte du Graal.
Chrétien de Troyes mourut avant d'avoir pu terminer
cet ouvrage que lui avait commandé le comte de Flandres
Philippe d'Alsace. Plusieurs auteurs reprirent et
continuèrent l'histoire de Perceval, ce qui finit par
donner un ensemble de plus de cinquante mille vers.

The
Vision Of Sir Percivale's Sister "Streamed Thro' My Cell
A Cold And Silver Beam, And Down The Long Beam Stole The
Holy Grail, Rose-Red With Beatings In It, As If Alive"
La
première continuation a été attribuée à un certain Wauchier de Denain, viennent ensuite celles de Gauvain,
Manessier, Gerbert (probablement de Montreuil). En
réalité, le nom des continuateurs est inconnu, on leur a
donné un nom par commodité. Robert de Boron écrivit sur
le même thème Joseph ou l'Estoire dou Graal, puis parut
en franco-picard Perlesvaus ou Haut livre du Graal et
finalement le Parzival de Wolfram von Eschenbach.
Curieusement et assez subitement vers 1230, le thème du
Graal ne donnera plus lieu à de nouveaux développements
littéraires. Pour Michel Roquebert, tous les
développements autour de la quête du Graal coïncident
avec la croisade contre les Cathares du Languedoc,
et constituent de la sorte une machine de guerre
idéologique.
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