| Dans les années 1980, Henry Lincoln, Michael Baigent
et Richard Leigh donnent une interprétation allégorique
toute personnelle du Graal dans leur essai L'Énigme
sacrée. Selon eux, le Graal serait une métaphore pour
désigner une descendance cachée qu'aurait eu Jésus, du
fait d'une supposée union avec Marie-Madeleine.
Saint-Graal serait en l'occurrence une déformation de
Sangréal signifiant « sang royal », dans le sens de «
lignée royale ».

Le calice d'Antioche
Ce pourrait être aussi, par métonymie,
Marie-Madeleine elle-même en sa qualité de « porteuse »
de cette descendance (la fonction du Graal à «
recueillir le sang du Christ » étant en cela censée
arborer un statut de métaphore).
Cette interprétation sera notamment reprise par Lynn
Picknett et Clive Prince pour leurs travaux publiés en
1997 sous le titre de La Révélation des Templiers, et
par Dan Brown dans son roman Da Vinci Code où il laisse
un hommage caché à Michael Baigent et Richard Leigh à
travers le personnage de sir Leigh Teabing, Leigh étant
le nom de l'un et Teabing, une anagramme de Baigent.
Une autre interprétation a été proposée par Jean
Markale mais est controversée : pour lui le terme
médiéval Sangréal peut se lire « San gréal » (saint
Graal, la lecture habituelle) mais aussi « Sang réal »
(sang royal), ce qui établirait un lien avec la dynastie
du roi Pellès).
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